Préditation
La Confiance, une présence dans ta vie
par Gil
Transcription
Bonjour,
Nous démarrons notre préditation KAÏROS
Aujourd’hui nous allons nous laisser guider par le flux que le Saint Esprit fait couler paisiblement en nous.
Commencez ce moment d’écoute et d’attention paisible par trouver une position confortable
Redressez vous un instant, la colonne bien droite
Inspirez profondément, maintenez…
Puis relâchez.
Recommencez, inspirez profondément, maintenez, puis relâchez
…une troisième fois…
Maintenant écoutez avec votre cœur. non pas ce que vous comprenez. non pas ce que vous ressentez. écoutez la douceur de la confiance.
Ne laissez pas votre attention prisonnière d’une idée ou d’un souvenir où vous avez fait confiance. Simplement goûtez l’assurance et la sérénité que la confiance installe dans les espaces de votre cœur.
Aujourd’hui nous allons prendre quelques instants pour goûter la confiance que Dieu fait naître et rayonner dans notre cœur.
Tu penses peut-être que la confiance c’est ton aptitude intellectuelle ou émotionnelle à croire certaines affirmations bibliques
pourtant c’est une réalité qui existe au cœur de ta conscience indépendamment de tes aptitudes ou de ton attention.
La confiance est une puissance discrète que l’Esprit Saint a fait naître et entretient au cœur de ton existence.
La confiance est l’impulsion qui te permet de penser que Dieu est avec toi.
La confiance précède cette pensée.
La confiance est bien plus qu’une notion religieuse. Elle est au cœur de ta conscience.
C’est elle qui te permet de réaliser que tu es vivante. Que tu existes.
La confiance est le matériau de base de l’assurance.
La confiance te permet d’appréhender la réalité.
La confiance est la trame de ce que tu appelles le réel, bien plus que tes inquiétudes et ton ressentiment.
C’est bizarre parce que tes doutes et tes regrets, ce que tu as peur de rater, tout ça te semble bien réel.
Tu es bien convaincue que tu souffres et que tu ressens la crainte.
Ce n’est pas contradictoire. Oublie ces raisonnements qui opposent l’instabilité et la confiance.
La confiance existe au milieu du trouble. Elle n’est pas incompatible
C’est même le propre de la confiance, d’exister là où il y a de la souffrance et de l’incertitude.
C’est là qu’elle apparaît le plus nettement, dans la manière la plus épurée, sans chichi.
La confiance produit ce murmure qui te dit “tu n’es pas seule” même quand ta chair crie “pourquoi m’as-tu abandonnée ?”
Être abandonnée ou même perdu, mais au bon endroit
C’est absurde. mais c’est présent en toi.
Ce n’est plus toi qui parle, c’est l’espace qui te répond.
Tu n’es pas seule.
Et si le centre de ton existence n’était pas ta solitude et ta survie ?
Et si tu apprenais que ton véritable “je” était un “nous” ?
Observe quelques secondes pourquoi tu fais les choses dans ta vie : tous les impératifs, tout ce que tu dois faire continuellement, toutes les réponses à toutes les contraintes qui conditionnent tes choix et qui t’imposent de toujours te battre pour survivre.
Il y a un “je” constant qui revient : je dois faire ceci, je suis cela, je ne peux pas laisser ça comme ça…
Dans ta tête, il y a ces phrases spontanées, instinctives, et souvent implicites et inaudibles, on n’y pense même plus.
Mais toujours ce “je”.
A qui parle-t-il ?
Il parle à un auditeur invisible. On ne le connaît pas bien. Il se cache parce qu’on n’y prête pas attention.
Mais son visage nous est étrangement familier.
Qui est cet auditeur ? On a l’impression que c’est un juge, un accusateur. Et qu’il ne nous laisse pas de repos.
C’est un oppresseur sans visage. Il se dissimule derrière le masque de nos inquiétudes et de nos blessures.
Ses traits sont une image de nos propres souffrances qu’on projette, un peu comme dans la caverne de Platon.
Cette image influence profondément notre compréhension du divin.
Et puis il y a Jésus-Christ.
Je ne parle pas de l’image de catéchisme. Je parle de l’intuition que le Saint Esprit façonne dans tous les aspects de ta vie.
Dont la netteté de l’image dépend de la confiance.
Je parle d’un compagnon qui s’est assis dans ton cœur il y a 2000 ans.
Je parle de ce personnage bienveillant qui attend auprès du feu qui te consume.
Je parle du personnage qui se tient en silence sur la rive, devant le flux de ton existence.
C’est à lui que le “je” s’adresse depuis la nuit des temps.
La conversion c’est accepter qu’il y a un interlocuteur bienveillant au cœur de ta vie.
A chaque instant.
Face à chacune de tes pensées, chacune de tes actions.
La confiance, c’est le sentiment de sa présence.
La confiance, c’est l’intuition qu’il y a une oreille attentive à tes pensées et à tes intentions.
Ce n’est pas une pensée précise. Elle la précède. Elle la permet.
La confiance n’est pas une posture précise. Elle pose les fondements.
La confiance c’est ce qui donne du répondant et de la consistance à ce que tu penses de toi et de ce que tu fais.
Alors que tu luttes pour ton existence à chaque instant, la confiance est le support insoupçonné de tes choix et de tes actions.
La confiance, c’est ton “je” qui trouve l’oreille à laquelle il s’adresse
La confiance c’est ce moment ou le “nous” devient évident et réel, implicite dans ton identité : Tu n’es plus orphelin.
La confiance est ce qui te permet d’être réconcilié avec chaque évènement de ta vie, chaque rencontre.
La confiance est l’énergie qui donne du sens à tout ce que tu vis.
C’est elle qui te permet de t’incarner.
Tes efforts ne sont pas une nécessité pour vivre, ils sont l’espace où la confiance montre son véritable pouvoir de vie.
C’est elle la véritable lumière qui éclaire ton existence.
Donne toi le temps de le réaliser…
La confiance est présente. Elle est le sceau de l’Esprit Saint dans ton cœur.
Alors que cette méditation touche à sa fin, prenez un temps de reconnaissance pour ce que l’Esprit vous a montré pendant ce moment.
Au moment où ces paroles s’arrêtent, là dans le silence de votre cœur, reconnaissez, c’est-à-dire regardez simplement, sous son angle, le jardin de votre cœur.
L’Esprit Saint a semé quelque chose de vivant.
Dieu est présent au cœur de votre vie, quels que soient les émotions et les raisonnements que vous traversez.
Il vous précède, il vous environne.
Le Seigneur reste proche.
Dans les jours qui viennent, ne vous attachez pas à vos impasses, à votre inquiétude, à votre insatisfaction.
Elles seront là. Elles n’iront pas bien loin. Elles vous attendront.
Portez votre attention sur les germes divins qui poussent dans votre vie. Même des petites pousses, ou des grands arbres, des jolies fleurs, ou des bourgeons.
Dans la prière, accueillez le regard divin sur votre vie, quelle que soit votre analyse. Suivez le regard de Dieu sur le travail qu’il opère dans votre cœur.
L’Esprit Saint est votre guide.
Et la paix de Dieu, qui dépasse tout ce que l’on peut comprendre, gardera votre cœur et vos pensées, non pas dans une solution idéale ou fantasmée, mais en Jésus-Christ, c’est-à-dire là où vous vous incarnez vraiment, là où sont votre réalité et votre identité.
AMEN.



